Ne plus se sentir agressé grâce au processus F&M

On août 8, 2013 by Fabien et Maitie

Comment ne plus se sentir agressé dans la relation à l’autre? Même si nous savons que ce n’est pas l’intention de notre partenaire de vie, et que nous nous raisonnons en ce sens, nous nous sentons pourtant bien souvent agressé par l’autre au point de parfois rompre la relation. Ce que nous appelons le processus F et M vous permet en 3 étapes, de changer les conditionnements enregistrés dans votre corps qui vous font agir en mode de survie, vous amenant alors la sensation d’être agressé. Découvrez-le et pratiquez-le sans modération !

 

Anecdote

Jérôme rentre du travail avec une certaine lassitude.

Nathalie l’attend toute fébrile et lui saute au cou dès qu’il franchit la porte en lui lançant : « Cela te dit d’aller au cinéma ? ».

Jérôme répond machinalement à son bisous et un répond un peu froidement: «  j’ai pas envie d’aller au ciné ! ». Sur ce, il allume la télé.

Cela déclenche une tornade chez Nathalie : «  tu veux jamais rien faire avec moi, t’es toujours devant ton écran. Tu crois que ça m’amuse moi de…. ». vous connaissez surement la suite… car toute ressemblance avec des personnes ayant vraiment existé est bien réelle.

 

Transformer sa communication interpersonnelle

Chemin-montagneSi je prends l’exemple d’un chemin de montagne sur lequel un groupe de marcheurs passe un à un. Certains auront apprécié la mousse, d’autres auront buté contre une pierre, d’autres se seront fait piquer par les orties et d’autres encore auront cueilli des fleurs. Pourtant c’est le même chemin. Ce n’est pas lui qui agresse ceux qui en ressortent meurtris mais bien qui s’aventurent à des endroits au points de se blessent.

Ainsi, une phrase dite dans les mêmes circonstances et de la même manière à plusieurs personnes en agressera certains alors que d’autres ne seront pas affectés. Cela montre que ce n’est pas l’autre qui m’agresse, mais bien moi qui suis agressible à cet endroit.  Je peux donc agir sur ce qui est blessé en moi, alors que je ne peux pas changer l’autre, sans faire une certaine ingérence.

Au-delà des mots, ce sont l’intonation ou le langage corporel qui sont un gros vecteur d’information (voir notre article où nous abordons le langage) ; ce sont donc plus ces éléments qui nous agressent. Ils nous projettent alors dans une histoire ancienne souvent inconsciente qui appartient généralement à nos premières années. Cette mémoire est inscrite dans nos cellules donc dans notre corps, c’est pourquoi on parle de mémoire cellulaires (certains même affirment que cette mémoire se code dans notre ADN).

A cette période de notre vie, nous avions besoin d’être aimé ou au moins reconnu par l’autre pour vivre et grandir. Nous avons alors élaboré des processus pour nous permettre de survivre comme nous taire, nous enfermer, encaisser, faire le dur…

Lorsque vous vous sentez agressée, vous réagissez à partir de cette blessure ancienne en utilisant le processus qui vous a permis de survivre… Mais si vous nous lisez aujourd’hui, c’est que vous êtes arrivé surement à saturation de ce fonctionnement et que vous cherchez d’autres voies plus efficaces à explorer.

Donc voici un moyen simple pour vous accompagner dans cette transformation que nous avons tout naturellement appelé le processus F et M.

 

Le processus F et M se déroule en 3 étapes sous la forme de questions.

  1. C’est où dans mon corps ? Lorsque vous vous êtes senti(e) agressé(e), qu’est-ce qui a changé dans votre corps et à quel endroit cela se passe? Par exemple : c’est dans ma gorge.
  2. C’est comme quoi ? Avec cette question on ouvre le monde de l’imaginaire qui est le mode de communication de notre cerveau même s’il échappe à notre mental. C’est par l’image que l’on peut accéder le plus rapidement à un état. Allez chercher une texture, une couleur … Par exemple : c’est comme un étau métallique qui serre ; cela pourrait être aussi : c’est une boule rouge qui obstrue ma gorge… ou bien d’autres choses. L’image vous appartient ; il n’y a pas de bonne ou de mauvaise image, il y a vôtre image. On ne va pas interpréter cette image, c’est juste une porte d’accès à un état : votre état « agressé ».
  3. De quoi cette zone a-t-elle besoin ? Là encore, on ouvre l’imaginaire dans lequel tout est possible et on interroge cette zone indépendamment de ce dont nous aurions besoin nous-même. Par exemple : cette zone a besoin que l’étau ait des ailes ou d’un thé à la menthe qui fasse fondre la boule ou d’être peinte en vert …
  • Prendre soin de cette zone : vous lui apportez ce dont elle a besoin soit en vrai (vous buvez un thé à la menthe en savourant ce que cela apporte à cette zone), soit en imaginaire en utilisant la respiration : vous respirez dans la zone la couleur verte ou la sensation des ailes. Et observez ce que cela change et quel état cela génère. Par exemple : lorsque je respire les ailes, c’est plus fluide et je me sens grandi(e).

 

Application au quotidien :

  • Dans un premier temps expérimentez ce processus lorsque vous êtes tranquille en ramenant le souvenir d’une situation récente dans laquelle vous vous êtes senti(e) agressé(e). Vous répondez au 3 questions puis apportez à cette zone ce dont elle a besoin et respirez le nouvel état. Ensuite, replacez-vous dans la situation agressante : plus l’autre vous agresse, plus vous respirez ce dont la zone a besoin comme si l’énergie de l’agression était utilisée à nourrir les ailes dans l’exemple. Observez ce que cela change à la relation.
  • Ensuite, lorsque la mécanique est intégrée, vous pourrez repérer en quasi instantanément ou presque la zone qui réagit et se sent agressée. Vous pouvez ainsi la calmer en lui apportant ce dont elle a besoin, comme si vous étiez une maman qui prend dans ses bras son enfant affolé et le rassure. Vous savez par exemple que lorsque vous sentez l’étau, vous pouvez respirer les ailes.

 

Que se produit-il avec ce processus ? En utilisant la sensation et l’image, nous courcircuitons le mental et agissons dans un temps présent (même si je reviens sur une situation agressante qui s’est passée il y a quelques jours) entre le corps qui ne s’exprime qu’au présent et qui archive les mémoires de tout ce que vous avez vécu et le cerveau qui mémorise et actionne les processus et agit en un temps record. Peu importe ce qui a créé cette blessure à l’origine et pourquoi vous avez mis en place ce processus-là, vous pouvez le remplacer par un autre. Par exemple, à la place du processus de survie qui place l’étau, je lui mets des ailes. Dans le premier processus, c’est votre enfant blessé qui tient les rênes de vos réactions, dans le deuxième c’est vous-même à l’âge que vous avez et en même temps vous prenez soin de cet enfant blessé en vous. Vous reprogrammez votre ADN.

 

Fable – Satinka et Sieur matou malin

Comme SatinkaLa belle Satinka, chatte en son royaume

Craignait par dessus tout la venue d’inconnus

Elle cherchait à s’enfuir et délaissait la place

Si c’était impossible, furieuse elle faisait face

Elle tentait, apeurée de se montrée féroce

Quel que soit l’animal, il était ennemi

Un matin Satinka, tomba à l’improviste

 

Sur Sieur Matou Malin qui faisait sa toilette

Dans les rayons frileux du soleil de printemps

Surprise, ne pouvant fuir,  elle gonfla son pelage

Cracha dans un long râle le venin de sa peur

Rien ne fit à l’intrus, qui ne daigna même pas

Regarder d’où venait ce tapage soudain

Satinka pris la mouche, redoubla de plus bellechatons qui jouent

C’était comme une vague qui s’écrase sur un roc

« Que cherches-tu donc là, petite effarouchée 

Pour qui te prends-tu donc à crier de la sorte ?

Quand tu me vois ainsi, que se passe-t-il en toi ? »

Intriguée par ce chat à nul autre pareil

Satinka se calma et regarda en elle

« Je me vois en souris, dit-elle d’un air surpris

– Comment veux-tu qu’ainsi tu puisses me chasser ?

Tu m’amuses tout au plus et te fatigue en vain

Et si tu aspirais à être plus puissante

Comment te verrais-tu ?  dit Sieur Matou Malin

– Je serais une Lionne intrépide et royale

Et sans qu’il s’y attende, c’est le rugissement

D’une Lionne féroce qui le fit décamper

Sous les yeux incrédules de belle Satinka

C’est depuis ce temps-là, que personne ne dérange

La paix de ce royaume car on dit qu’il y vit

Une Lionne sauvage dont on ne voit que l’ombre

Dont le rugissement vous glace jusqu’au cœur

 

Morale

Peut importe la forme c’est dans ce qui l’anime

Qu’on trouve la puissance de se faire respecter

 

 

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